Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler un peu des valeurs qui me tiennent à coeur et que je partage avec vous au travers de mes bijoux. Au programme : ma recherche de pierres, mon processus de création, la fabrication de mes outils ou encore la sélection des écrins et autres emballages. Ma démarche est écologique et j’ai à coeur de l’appliquer autant que possible dans chacune des étapes de création.

À la recherche de pierres et de matières premières

Chacune des pierres que j’utilise dans mes bijoux a été soigneusement choisi sur la base de plusieurs critères : l’inspiration, sa qualité et sa provenance. J’ai à cœur de ne pas encourager la destruction de la biodiversité causée par les forages de masses et les grandes carrières à ciel ouvert qui détruisent autant notre belle planète et son écosystème que la santé des populations qui y travaillent.

Je privilégie les circuits courts, et préfère passer autant que possible par mon lapidaire préféré qui habite ma région. Et comme j’aime vagabonder vers des terres encore inconnues pour moi, j’adore ramener des trésors dénichés chez les gemmologues des différentes régions que je visite. C’est pour moi un moyen de vous faire voyager un peu avec moi. Chaque pierre est choisie parce qu’elle m’inspire une histoire, une forme, une émotion ou un sentiment. Et j’ai à cœur de vous proposer des pierres de qualité, avec des couleurs aussi vives que l’énergie qu’elles dégagent.

Pour ce qui est du métal utilisé, vous savez que je travaille le bronze et l’argent au travers de deux techniques : la pâte de métal et l’orfèvrerie. À la différence de la pâte de métal, l’orfevrerie consiste au travail d’un lingot de métal que l’on passera au laminoir, au marteau ou sous tout autre outil servant à sa transformation. Saviez vous que la pâte de métal est constituée uniquement de métal recyclé ? Le métal utilisé provient des déchets des hôpitaux et des sensibilisateurs utilisés dans le traitement des films. Je transforme également mes propres déchets de métaux en fondant toutes mes chutes. Grâce au laminoir je récupère des plaques entières d’argent ou de bronze massif. Et à l’exception des chaines, je fabrique moi même les apprêts que j’utilise.

La création

Chaque bijou est sculpté à la main, que ce soit grâce à des outils de précision tel que le scalpel -pour la technique de la pâte de métal- ou les fraises et les burins -pour les techniques d’orfèvreries plus classiques-. Mais saviez-vous que la plus part de mes outils ne sont pas achetés dans le commerce ? En fait, beaucoup de bijoutiers pratiquent le système D et utilisent quotidiennement des outils qu’ils ont fabriqué eux même. Chaque idée a besoin d’un outil précis, et je préfère passer par l’élaboration de mes propres outils pour parvenir au résultat précis que j’ai en tête.

Mon atelier est rempli de matériaux et d’outils dont je m’amuse à détourner les fonctions premières. Et je leurs donne des rôles bien loin de ce pour quoi ils étaient utilisés à la base. Par exemple, il n’y a rien de plus efficace pour amortir et assourdir les coups de marteaux sur une enclume qu’un tronc d’arbre ! Personnellement, j’ai trouvé le mien après le passage des bucherons sur les sentiers de ma forêt. Elle était rendue impraticable à cause d’une grande tempête qui a fait tomber de nombreux arbres. D’ailleurs, les troncs, les buches et les rondins de bois sont les choses que je détourne le plus dans mon atelier. Que ce soit comme présentoirs à bijoux, formes creusées pour y marteler le métal ou percées pour y faire tenir mes fraises, je m’en sers partout et tout le temps.

Mes outils proviennent également des brocantes ! En fait, je n’achète quasiment pas d’outils neufs. J’adore récupérer ceux que des confrères bijoutiers ont laissé derrière eux quand la vie a décidé de suivre son cours. C’est une vraie mine d’or; les outils ont déjà eu une vie. Certains ont été (re)modifié au moins une dizaine de fois et ont fini par prendre la forme de la main de leurs prédécesseurs. Et je continuerais à le faire en leurs donnant une seconde voir une troisième vie pour certains. C’est une façon pour moi d’honorer l’âme de tous ces artisans qui ont donné autant de cœur que moi à leur passion.

« Du choix des pierres en passant par la création jusqu’à l’envoi de votre bijoux, la santé de la planète est au cœur de chacun de mes choix »

L’envoi de votre bijou :

Une fois que votre bijou est terminé, je prends soin de sélectionner des écrins en carton recyclés ou issus de forêt FSC. C’est un label environnemental, dont le but est d’assurer qu’un produit à base de bois respecte les procédures garantissant la gestion durable des forêts. En provenance d’Europe, là aussi je privilégie le circuit court, et l’économie locale quand j’en ai la possibilité. Ainsi j’évite le transport de mes matières premières par bateaux ou avions. Et comme je n’aime pas jeter, je réutilise autant que possible les emballages de mes fournisseurs, par exemple les cartons, le papier bulles s’il y en a, ou du papier journal.

Dans tout le processus de création, que ce soit la recherche des matériaux, en passant par la fabrication jusqu’à l’envoi de votre bijou, la sauvegarde environnementale est au cœur de chacun de mes choix. Et j’avais envie de partager avec vous cette valeur fondamentale à mes yeux, tant par le thème qu’aborde mes bijoux que par le procédé de création qui les entoure.

Je vous remercie de m’avoir lu, à très bientôt !


La totalité des photographies présentes sur cet article ont été prise par Linh & R.

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